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mardi 8 juin 2010

Big Boi-Sir Luscious Left Foot (Tracklist)


Tracklist:

1. Feel Me (Intro)
2. Daddy Fat Sax
3. Turns Me On f. Sleepy Brown & Joi
4. Follow Us f. Vonnegutt
5. Shutterbugg f. Cutty
6. General Patton
7. Tangerine f. T.I. & Khujo Goodie
8. You Ain’t No DJ f. Yelawolf
9. Hustle Blood f. Jamie Foxx
10. Be Still f. Janelle Monáe
11. Fo Yo Sorrows f. George Clinton, Too $hort & Sam Chris
12. Night Night f. B.o.B & Joi
13. Shine Blockas f. Gucci Mane
14. The Train Pt. 2 (Sir Lucious Left Foot Saves The Day) f. Sam Chris
15. Back Up Plan

Voici enfin la tracklist du très attendu album solo de Big Boi. Le projet s'annonce de très bonne facture, j'en piaffe déjà d'impatience. Dommage seulement que l'autre moitié d'Outkast ne soit pas associée au projet. A moins que les problèmes de maison de disques n'ai rendue impossible leur collaboration (Big Boi aurait déclaré que Jive s'oppose à la sortie des sons réalisés avec Andre 3000).

En bonus voici l'un des titres enregistrés avec Andre 3000. Il pourrait clore l'album si Jive donne son feu vert.

Big Boi – Lookin’ For Ya f. Andre 3000 & Sleepy Browm (prod. Boi-1da)
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jeudi 3 juin 2010

Nessbeal-Ne2s (Tracklist)


 
1. Certifié classique
2. A chaque jour suffit sa peine
3. Ca bouge pas
4. After
5. Au bout de la route feat La Fouine
6. Papa instable
7. La traversée du désert
8. I.L.S feat Bradley Jones
9. Ma Grosse feat Orelsan
10. Je vole au dessus de ca feat Isleym
11. Une bouteille a la mer feat Evaanz
12. Ne2s
13. Balles dans le pied
14. Poussiere d'empire feat Indila
 
Un peu de rap Français pour changer. Nessbeal étant l'un des rares de la nouvelle école que je parviens à écouter, j'attends avec impatience son futur album. Pas vraiment rassuré par la tracklist au vu de certains noms qui y figurent (Orelsan, La Fouine...), mais bon j'ai tout de même bon espoir. Sortie le 14 Juin.
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samedi 29 mai 2010

Black Milk-Album Of The Year 2010 (Tracklist)

Tracklist

1. 365
2. Welcome (Gotta Go)
3. Keep Going
4. Oh Girl (feat. AB)
5. Deadly Medley (feat. Royce Da 5’9” & Elzhi)
6. Distortion (feat. Melanie Rutherford)
7. Over Again (feat. Monica Blaire)
8. Black And Brown (feat. Danny Brown)
9. Round Of Applause
10. Warning (Keep Bouncing)
11. Gospel Psychedelic Rock
12. Closed Chapter (feat. Mr. Porter)
 
Tracklist du futur album de black Milk. Sortie prévue pour le 27 juillet.
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Slum Village-Villa Manifesto (Tracklist)

Tracklist

1. Bare Witness
2. Lock It Down [Prod. by J Dilla]
3. Earl Flin (feat. J Dilla)
4. Scheming (feat. J Dilla, De La Soul & Phife) [Prod. by Young RJ]
5. Faster (feat. Colin Munroe) [Prod. by Young RJ]
6. 2000 Beyond (feat. J Dilla)
7. Stereo (feat. J Dilla)
8. Don’t Fight The Feeling (feat. Dwele) [Prod. by Mr. Porter]
9. Dance
10. Um Um
11. The Set Up
12. Where Do We Go From Here (feat. Little Brother)
13. We’ll Show You
 
Tracklist du futur album du mythique groupe de détroit. Si le sort a vu son effectif se réduire de moitié,  il n'en demeure pas moins actif. On remarquera la présence de productions du regretté Jay Dee. Baatin devrait également être virtuellement présent au micro. Sortie le 27 Juillet via E1.
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vendredi 28 mai 2010

Big Boi-Sir Luscious Left Foot (Cover) + Shutterbug (Vidéo)


Cover du premier album solo de la moitié d'Outkast. Maintes fois repoussé, il semble enfin être prêt à être livré le 6 Juillet. C'est l'une de mes plus grosses attentes du moment. J'espère sincèrement qu'il ne sera pas de nouveau repoussé. En prime je vous offre la vidéo de Shutterbug

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Eminem-Recovery (Tracklist & Cover)


1. Cold Wind Blows
2. Talkin’ 2 Myself f. Kobe
3. On Fire
4. Won’t Back Down f. Pink
5. W.T.P.
6. Going Through Changes
7. Not Afraid
8. Seduction
9. No Love f. Lil Wayne
10. Space Bound
11. Cinderella Man
12. 25 to Life
13. So Bad
14. Almost Famous
15. Love the Way You Lie f. Rihanna
16. You’re Never Over

Tout se précise enfin au sujet de Recovery, la suite tant attendue du très bon Relapse paru en 2009. A titre personnel je ne suis pas vraiment enchanté par la présence de Rihanna mais bon on jugera à l'écoute. J'y reviendrai.
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mercredi 2 décembre 2009

Eminem-Relapse:Refill


Tracklist officielle:
1. Forever
2. Hell Breaks Loose
3. Buffalo Bill
4. Elevator
5. Taking My Ball
6. Music Box
7. Drop The Bomb On ‘Em



En attendant Relapse 2, Eminem nous fait patienter en sortant une réédition de Relapse agrémentée des titres ci-dessus. Je vous en dirai plus par la suite.
Sortie prévue pour le 21 Décembre

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Timbaland-Timbaland Presents Shock Value II



01. Intro (Feat. DJ Felli Fell)
02. Carry Out (Feat. Justin Timberlake)
03. Loosing Control (Feat. JoJo)
04. Meet In The Middle (Feat. Brand’Nu)
05. Say Something (Feat. Drake)
06. Tomorrow In A Bottle (Feat. Chad Kroeger & Sebastian)
07. We Belong To The Music (Feat. Miley Cyrus)
08. The Morning After Dark (Feat. Nelly Furtado & Soshy)
09. If We Meet Again (Feat. Katy Perry)
10. Can You Feel It (Feat. Sebastian)
11. Ease Off The Liquor
12. Undertow (Feat. The Fray)
13. Timothy (Feat. Jet)
14. Long Way Down (Feat. Daughtry)
15. Marching On (Feat. OneRepublic)
16. The One I Love (Feat. Keri Hilson, Chris Brown, & D.O.E.)
17. Symphony (Feat. Attitude & Bran’Nu)


Après un Shock Value premier du nom d’assez bonne facture (quoique inégal), j’avais hâte de voir ce que donnerait le deuxième album. J’avais de très gros doutes après la publication de la tracklist quant à l’orientation de ce disque et malheureusement mes réserves étaient fondées. Oublié le Timbo de Tim’s Bio et des albums en commun avec Magoo. Oublié également le brillant producteur qui transformait en or tout ce qu’il touchait jusqu’à un passé récent. Tim s’est enlisé dans le monde de la pop abrutissante et à malheureusement fait preuve de légèreté sur ce disque. Oubliés les Missy, Magoo et consorts. Pas de grands rappeurs conviés non plus. On doit se contenter de Sebastian et Drake comme seuls invités rappant plus ou moins. Pour le reste c’est pop à souhait, daubesque et plus que racoleur (il suffit de jeter un œil à la guest list). Si encore les invités se donnaient la peine de faire quelque chose de convaincant on aurait puêtre un petit peu plus indulgents. Mais non, la plupart ne fournisse que le minimum syndical et il y a des titres franchement insupportables (ceux avec Katy Perry et Miley Cyrus). Seul point positif, c’est plutôt bien produit (c’est le minimum qu’on aurait pu attendre de l’album de ce fameux producteur) mais la molesse de l’ensemble rébute au plus haut point. J’ai franchement détesté. Après Jay-Z, Guru, Busta Rhymes et Fat Joe un autre monument vient de s’écrouler cette année.


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Snoop Dogg-Malice In Wonderland


1. Intro
2. I Wanna Rock [Prod. by Scoop DeVille]
3. 2 Minute Warning [Prod. by Terrace Martin]
4. 1800 (Feat. Lil’ Jon) [Prod. by Lil' Jon]
5. Different Languages (Feat. Jazmine Sullivan) [Prod. by Teddy Riley & Scoop DeVille, co-produced by PMG]
6. Gangsta Luv (Feat. The-Dream) [Prod. by The-Dream & Tricky]
7. Pronto (Feat. Soulja Boy) [Prod. by B-Don, co-produced by Super Ced]
8. That’s Tha Homie [Prod. by Danja]
9. Upside Down (Feat. Problem & Nipsey Hussle) [Prod. by Terrace Martin, co-produced by Jason Martin]
10. Secrets (Feat. Kokane) [Prod. by Battlecat]
11. Pimpin Ain’t EZ (Feat. R. Kelly) [Prod. by Nottz]
12. Luv Drunk (Feat. The-Dream) (Prod. by The-Dream & Tricky)
13. Special (Feat. Brandy & Pharrell) (Prod. by Neptunes)
14. Outro

Nouvel album de Snoop Dogg. J’en suis présentement à l’écoute et c’est pour l’instant dans la moyenne. J’y adhère plus facilement qu’à Ego Trippin’ mais il a tout de même son lots de titres médiocres. J’y reviendrai de façon plus détaillée dans quelques temps.
Sortie officielle le 8 Décembre

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jeudi 19 novembre 2009

Shurik’n-Où je vis


L’annonce de la sortie du premier solo du rappeur d’IAM m’avait complètement émoustillé. En cette 1998 on avait été plus que servi en disques de qualité. Les semaines se succédaient avec chacune une tuerie à la clé. Le florilège d’excellentes sorties n’a cependant pas suffit à éroder mon impatience d’écouter cet album. Mes attentes ont été totalement comblées. Je me disais qu’il serait difficile de faire aussi bien que les albums d’Arsenik et surtout d’Oxmo Puccino sortis plus tôt dans l’année. Oncle Shu frappe plus fort dans son style si caractéristique. Textes ultra-réalistes et sombres à l’envie, instrumentaux dépouillés plus que captivants (les samples de musique orientale me tuent à chaque écoute), flow affuté, featurings très bien choisis…il y a de tout sur ce disque qui figure depuis sa sortie parmi mes albums préférés. Shurik’n frappe juste à chaque piste et livre un projet qui à mon sens fait partie des plus homogènes jamais élaborés de l’histoire du rap Français. Du grand art malheureusement resté sans lendemain. Pour moi le meilleur album made in Marseille jamais réalisé.
Titres marquants: La totalité de l’album.

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mercredi 18 novembre 2009

Jay-Z-The Blueprint 3


Annoncé comme le dernier volet de la trilogie, The Blueprint 3 était attendu à mon niveau comme la continuité simultanée des deux autres albums du même nom mais aussi des deux albums sortis par Hova depuis son retour aux affaires rapologiques. Les nouvelles glanées ci et là s’avéraient plutôt rassurantes. Un retour aux sources était évoqué et les extraits annoncés étaient plutôt dignes d’intérêt. Au fil des reports j’ai toutefois commencé à déchanter. Tout d’abord la présence envahissante de Kanye West à la production et à la réalisation m’a plus fait douter qu’autre chose. Depuis que ce dernier c’est égaré dans le star system il a perdu de sa superbe. J’ai aussi encore en travers de la gorge l’insipide 808’s & Heartbreak. Quand par la suite il est annoncé que The Blueprint 3 serait dans la lignée de cet essai, je me suis sincèrement dit qu’il vaudrait mieux ne rien attendre de cet album. J’ai cependant changé d’opinion lorsque l’absence d’autotune sur tout l’album a été confirmée. J’ai donc été plus qu’enthousiaste à l’écoute du premier single officiel Death Of Autotune. Bien que je l’aie trouvé moins bon que certains des extraits qui circulaient sur la toile (et qui au final ne seront pas retenus), j’ai totalement adhéré au morceau et à son message. Ce n’était malheureusement qu’un ultime trompe-l’œil. La publication de la tracklist va directement me ramener sur terre. J’ai trouvé plus que paradoxal de faire D.O.A. et dans le même temps d’inviter certains des plus gros utilisateurs de ce procédé. De plus l’absence de l’ex-famille Roc-A-Fella n’a pas été de nature à me rassurer. La sortie du single Run This Town est très vite venue confirmer mes doutes. Outre l’insipidité du son, ruiné, à mon sens, par la présence de Rihanna, c’est surtout la performance de Jigga qui m’a le plus déçu. Je l’ai franchement trouvé à la ramasse. L’écoute d’Off That et surtout de l’horrible Reminder ont confirmé ce baisse de forme. Entres productions sans émotions et, disons le, ratée pour la dernière et la petite forme lyricale affichée par Hova, mes espérances pour cet album furent définitivement enterrées. Mon groupisme pour le rappeur a cependant repris le dessus et m’a fait me jeter sur l’album à peine celui-ci avait été leaké.
Les premières écoutes ne m’ont franchement pas séduit. Ce fut un peu mieux par la suite mais franchement cet album est une très très grande déception. Je n’en ai retenu que trois titres en dehors de D.O.A. Timbaland, qui est tout de même un de mes producteurs préférés, réussi le tour de force de livrer les sons les plus insipides.  Kanye West s’en sort un peu mieux mais sans être plus convaincant. J’ai plutôt le sentiment d’entendre un album de l’un de ses poulains de G.O.O.D. Music qu’autre chose. Hova a apparemment sombré aux sirènes de la tendance et semble vouloir jouer dans la même cour que les ringtones rappers qui polluent la bande FM depuis quelques temps. Pis il n’est pas non plus totalement à son aise sur les instrumentaux. C’est moins linéaire, ponctué de petites pauses et de gimmicks mais ça laisse surtout le sentiment qu’il peine à tenir la cadence. Pas rassurant. De plus il se fait limite voler la vedette par ses invités. J.Cole, Young Jeezy et même Kanye West lui tiennent tête sans faiblir. Hallucinant. Les bonnes surprises viennent finalement des contributeurs sur lesquels j’avais le plus de doutes: The Neptunes et Swizz Beatz. Tous deux lui fournissent des sons sur lesquels il s’en sort mieux, il en est de même pour celui produit par l’inconnu Al Shux. Ce sont ces titres que je retiendrai d’un album fort décevant ou l’on retrouve l’un des pires titres qu’il ait jamais sorti sur disque: Hate. Et encore heureux que l’abominable Ghetto Techno n’aie pas été retenu au final sinon je n’ose même pas imaginer à quoi ressemblerait cet album.
Cet album n’a de Blueprint que le nom et la présence de Kanye West et de Timbaland (on notera au passage l’absence de Just Blaze, une première depuis près de dix ans). Même en considérant que ce nom n’est qu’un label commercial et que ce disque n’a aucun rapport avec les deux autres, il n’en demeure pas moins mou et sans âme. Si certains préfèrent évoquer une hypothétique prise de risques (Avoir sur son album les gros vendeurs/buzzs du moment et suivre la tendance du moment, je n’appelle pas ça prendre des risques) ou une éventuelle ouverture musicale pour épiloguer sur le contenu de cet album, cela n’engage qu’eux. Pour ma part, c’est tout simplement un mauvais album de Jay-Z.

Titres marquants: Empire State Of Mind, Death Of Autotune (D.O.A.), So Ambitious, On The Next One

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mardi 17 novembre 2009

Ja Rule-Pain Is Love


On avait quitté Ja Rule avec un album que j’avais jugé plutôt décevant. C’est un peu cliché de l’affirmer mais je préfère amplement le Ja Rule plus street. Rule 3:36 avait entamé un virage commercial déroutant et mauvaise nouvelle il se poursuit avec celui-ci, en dépit de ce que pourrait laisser penser son intitulé. On est ici plongé dans le pur délire mainstream avec son lot de bangers et de sons calibrés pour les radios. La tendance est aux refrains chantés ce qui ne sera pas de nature à séduire les réfractaires à la voix rocailleuse de Ja. Ses invités s’en sortent mieux mais il y a toujours cet arrière-goût de collaboration racoleuse qui persiste après écoute (le feat avec J-Lo en est le plus parfait exemple).
Instrumentalement parlant l’album est plus qu’accessible. Même des personnes peu habituées à écouter du hip-hop n’auront aucune difficulté à apprécier. Le souci est que cette direction musicale plutôt “light’” ne sied pas aux rappeurs invités (j’en suis souvent même à oublier que Ja Rule c’est censé être un album de rap). Cadillac Tah et Black Child peinent à s’adapter à l’instrumental de The Inc par exemple et même le posse cut Worldwide Gangsta laisse froidement impassible. Et pour ne rien arranger Ja Rule n’est pas non plus à la fête question textes et performances microphoniques.” Normal !” diraient certains au vu de la tendance guimauve de l’album. Ja s’enfonce dans des lieux communs plus que bateaux et laisse trainer sa plume dans des clichés mielleux qui, à force, transpirent l’insipide. Les auditeurs peu exigeants seront totalement charmés mais il n’en est pas de même pour moi.
En dépit de son succès commercial, j’ai plutôt tendance à considérer cet album comme l’un des plus mauvais de sa discographie. Un beau gâchis quand on sait de quoi il est capable. J’ai du coup plus tendance à le considérer comme un album R&B.

Titres marquants:
So Much Pain, Livin It Up, Down Ass Bitch
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lundi 16 novembre 2009

Puff Daddy & The Family-No Way Out



Alors que le microcosme hip-hop est encore sous le choc du décès tragique de Notorious B.I.G., voici que son ami et patron Puff Daddy décide lui aussi de se lancer dans une aventure solo. Bien sur les réticences sont nombreuses au vu du niveau de ce dernier au mic. Mais qu’importe, l’intéressé n’a visiblement pas pour vocation de renouveler le genre mais plutôt de vendre son produit. Et pour se faire, il ne lésine pas sur les moyens. Brochette d’invités (artistes-maisons et affidés), samples plus que grillés car archi-connus, tribute song…Le tout donne un album stupéfiant d’accessibilité, taillé pour séduire le grand public (lequel ne s’attardera pas évidemment sur la médiocrité au micro de Sean Combs). En dépit d’une qualité artistique plus que douteuse, l’album s’avère plutôt agréable à l’écoute (normal me diriez-vous). Si les morceaux que Puffy assure seul sont insipides, il n’en est pas de même pour ceux qui bénéficient du renfort d’invités de choix (Notorious B.I.G., The Lox, Black Rob, Ma$e, Faith Evans, Jay-Z, Lil Kim, Foxy Brown…) qui à mon sens sauvent cet album de l’étiquette de guimauve fadasse. On a même droit à quelques pures tueries made in NYC.  Certains crieront à l’hérésie en entendant Black Rob et The Lox poser sur des instrus plus que “lights” qui ne leurs correspondaient pas, mais heureusement que les trop rares sons plus street compensent largement ces fautes de goût. Un album qui a tout de même très longtemps tourné chez moi.

Titres marquants: Victory, Young G’s, It’s All About The Benjamins (Remix), I’ll Be Missing You
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samedi 14 novembre 2009

Cam’ron-Confessions Of Fire


Un des albums que j’ai eu beaucoup de difficultés à appréhender. Bien sur j’attendais le premier album solo de cet ex-Children Of The Corn auquel tout le monde prédisait un avenir radieux. Je me demandais seulement si on aurait un album dans la veine de celui de Big L c’est-à-dire transpirant le bitume ou alors un qui comme celui de Ma$e cèderait aux sirènes commerciales. Au final Cam nous livre un projet qui se veut à mi-chemin entre les deux. Bien sur il a rebuté les réfractaires à son flow paresseux et posé et j’avoue avoir eu vraiment du mal à l’apprécier lors des premières écoutes. On oscille entre tueries taillées pour les dancefloors et sons un tantinet plus streets. Le principal problème vient de choix d’instrumentaux improbables ne correspondant pas forcement à la voix de Cam et de la formule des refrains chantés. Autant elle est parfois efficace comme sur Horse & Carriage, autant elle s’avère dispensable sur Me & You Boo par exemple. Ajoutons à cela des featurings parfois inutiles et en trop grand nombre et on fini par avoir une impression de pot-pourri ayant voulu séduire tout le monde. Une entrée en matière plus que moyenne pour un MC qui heureusement continuera de progresser par la suite.

Titres marquants: 357, Horse & Carriage, Rockin’ & Rolling, We Got That

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vendredi 13 novembre 2009

Fonky Family-Si Dieu Veut


De Marseille on ne connaissais alors qu’IAM et un peu Soul Swing. Le Hip-hop français semblait alors n’exister en région parisienne où contrairement aux autres régions de la France pas mal de new comers parvenait à se faire une place dans les bacs. Heureusement aucune situation n’est immuable. Remarqués suite à leur apparition sur le tube Bad Boys de Marseille d’Akhenaton, les sept membres de la Fonky Family parviendrons à tirer profit de cette exposition pour se faire un nom dans le microcosme et sortir des souterrains de la planète mars. Bien que pris en charge par l’équipe de Coté Obscur, il parviendront tout de même à vite s’émanciper de cette image de petits protégés d’IAM en se démarquant par leur propre style. J’étais de ceux qui m’attendait à ce que l’album reprennent les bases musicales de leurs illustres aînés mais il n’en fut rien. Pas de trace d’Imhotep aux manettes. La FF a sa propre identité musicale parfaitement forgée par Pone et DJ Djel. Les instrumentaux semblent de nature un peu abrupte à appréhender et il va s’en dire qu’il ne sera pas évident d’apprécier les beats à la première écoute. J’ai cependant été marqué par cette particularité. Contrairement à beaucoup de disques de l’époque la sempiternelle grosse basse ultra-lourde à la new-yorkaise n’est que très peu présente. De plus les samples choisis n’évoquent pas vraiment les standards américains, ce qui m’a vraiment donné le sentiment d’écouter quelque chose de réellement différent. Sans compter que l’ensemble sonnant live, on a le sentiment d’assister à un concert du groupe.
Lyricalement les quatre MC’s atteignent des sommets avec des textes peut-être moins fouillés que ceux d’IAM (il y a bien sur moins de références et la mystique est absente) mais forts et plus accessibles pour un public moins averti. Une écriture plus directe en résumé rappelant que ce groupe s’exprime par et pour la rue, n’en déplaise aux intellectualistes. Les performances sont elles aussi de très haute tenue et furent, à titre personnel, le détonateur qui m’a fait apprécier ce disque.  Je suis tombé à jamais sous le charme du flow du Rat Luciano. Don Choa et Satir eux m’ont plutôt impressionné pour le contenu de leurs textes. J’ai cependant moins apprécié les performances de Menzo qui est à mes yeux le maillon faible de la formation. Heureusement la fougue qui se dégage des prestations des trois autre compense largement et m’a définitivement séduit. Album moins accessible que ses successeurs mais globalement au-dessus de toute leur discographie future.
Titres marquants: La furie et la foi, Aux absents, Sans rémission, Cherche pas à comprendre, Maintenant où jamais, Les mains sales, Une seule fois.

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jeudi 12 novembre 2009

Lupe Fiasco-The Cool


Le moins que l’on puisse dire est que Lupe Fiaco a été peu verni dans la période précédent la sortie de cet album. Entre drames personnels (décès de son père et de son ami Stack Bundles), galères professionnelles (incarcération de son mentor Charles Patton) et attaques de toutes parts (premier album lynché par une presse assassine et le fameux “Fiasco-gate”) tout portait à croire que le rappeur de Chicago serait moins incisif. Il n’en est cependant rien. L’album est heureusement loin d’être aussi sombre que sa pochette. Mieux il revient avec un concept dont on avait pu percevoir les prémices dans son premier album sur le morceau He Say, She Say sur lequel il nous présentait le personnage The Cool qui donne son nom à l’album.
The Cool a.k.a Michael Young est cette fois-ci mis en relation avec deux nouveaux personnages: The Streets allégorie féminine de la rue et The Game (rien à voir avec le MC de Compton) personnification de l’industrie musicale et de tout ce qui gravite autour. Cinq titres durant  nous suivront les tribulations de The Cool qui finirons par le mener à sa perte. Un bel effort narratif beaucoup plus réussi que celui tenté par T.I. sur le décevant T.I. Vs T.I.P. L’album ne se limite qu’à cette histoire heureusement. Lupe revient aussi sur sa carrière et diversifie un peu le contenu de son album. J’aurais franchement préféré qu’il dévellope d’avantage la Michael Young History, qu’il nous fasse un album concept à 100% histoire de voir s’il était capable de s’y conformer.  Par contre j’ai plutôt adhéré à l’album qui présente l’avantage d’être très varié au plan instrumental et dans la lignée de ce à quoi Lupe nous avait habitué. On y ressent une évolution par rapport à son premier album. Bien sur il ne convaincra pas les réfractaires à un rap plus soft mais dans l’ensemble c’est un disque de qualité.

Titres marquants:
Put You On Game, Streets On Fire, Hip-Hop Saved My Life
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mercredi 11 novembre 2009

James Deano-Le fils du commissaire


James Deano ou l’art de ne pas se prendre au sérieux. C’est ainsi qu’on aurait pu sous-titré le nom de scène de ce rappeur belge découvert auparavant sur le titre Branleur de service. Bien sur ceux qui avaient prêté attention à ce titre cocasse au moment de sa sortie ne seront pas étonnés de la direction prise par cet opus trop hâtivement catalogué “rap de merde” par les uns et “produit commercial sans intérêt” par les autres. Pour vraiment apprécier cet album il faut passer outre les clichés. Si le rap humoristique a bénéficié d’une surmédiatisation en 2007, il ne faut cependant pas ranger le rappeur belge aux côtés des Kamini et autre Fatal Bazooka. S’il faut lui trouver un équivalent il faut plutôt chercher du côté de Devin The Dude. Le Fils Du Commissaire est beaucoup plus qu’un album de rap marrant. L’auto-dérision dont l’auteur fait preuve et sa capacité à aborder des sujets plus profonds qu’on ne le pense sont les points forts de ce disque. On rigole de bon coeur quand il nous conte ses délires, mettant au passage en lumière l’absurdité existentielle. Une satire de son et de notre quotidien comportant parfois des maladresses, mais la douce ironie qui innerve l’album et la bonne tenue des productions suffisent à me les faire oublier. Bien sur ceux qui ne raisonnent que par l’hardcore et voient d’un mauvais œil tout essai rapologique décalé n’y verront aucun intérêt, mais pour les autres c’est tout de même un album à tester.

Titres marquants: Vie de célibataire, Loin de la vérité, El Playboy, Esclaves du système

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mardi 10 novembre 2009

DMX-It’s Dark And Hell Is Hot


Il va s’en dire que j’attendais beaucoup du premier album de DMX. J’ai tout de suite été subjugué par sa voix, son flow et son abrasivité, sans oublier ses nombreux gimmicks. La première fois que je l’ai entendu fut sur le remix du We Be Clubbin d’Ice Cube. Ses performances sur Money, Power, Respect de The Lox, sur l’album de Ma$e (le fameux 24 Hours To Live) et même sur le 4-3-2-1 (en dépit du fait qu’il était off beat) ont achevé de me convaincre. C’est donc dans la peau d’un fan que j’ai appréhendé la sortie de ce premier album éblouissant de noirceur.
Mes espérances ont heureusement été largement comblées et ce dès la première écoute. Un album comme je les aime c’est-à-dire très sombre. Il y a des moments où j’ai limite l’impression de nager en plein délire horrorcore. It’s Dark And Hell Is Hot est un pur album de rue, puant le caniveau et empestant le vécu tumultueux de son auteur. On se retrouve plongé dans le passé mouvementé et cauchemardesque d’Earl Simmons au gré de ses versets sombres, de ses aboiements et grognements dignes d’un pitbull enragé. Une ambiance oppressante que je n’avais connue que dans les disques horrorcore et le premier album de Pharoahe Monch. L’atmosphère musicale suit parfaitement le contenu lyrical et amplifie encore plus la morbide splendeur de cet album. Un classique incontournable pour moi en dépit de quelques imperfections.

Titres marquants: Intro (It’s Dark And Hell Is Hot), Ruff Ryder’s Anthem, Stop Being Greedy, Damien, Get At Me Dog, X-Is Coming, Crime Story, Let Me Fly

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lundi 9 novembre 2009

Busta Flex-Busta Flex


Le moins que l’on puisse dire est que cet album était très attendu. Encensé par la presse et le public, le roi du freestyle était attendu au tournant surtout à l’annonce de sa collaboration avec Kool Shen qui intervient sur cet album en qualité de réalisateur. Il faut dire que Busta Flex avait déjà grandement marqué les esprits avec sa dextérité au mic et son incroyable facilité à improviser. Son nom était à l’époque sur toutes les lèvres et tout le monde attendait son explosion avec son premier LP qui s’annonçait prometteur au vu du EP Kick Avec Mes Nike qui l’avait précédé.
Comme souvent à l’époque le pronostic fut bon. On aurait pu craindre un album très orienté sur l’égotrip mais non. Le MC d’Orgemont n’hésite pas à aborder des sujets plus profonds sans pour autant verser dans le misérabilisme. Il est en cela bien aidé par des productions de haut vol assez variées préservant ainsi l’album d’un certain monolithisme instrumental. Au micro Flex fait plus que plaisir à entendre. A l’aise sur tous les instrumentaux il prouve bien que les espoirs placés en lui étaient largement fondés. Même les rares invités se mettent au diapason et livrent quelques-unes de leurs toutes meilleures prestations en featuring. Coup d’essai, coup de maître pour cet opus devenu depuis un classique incontournable. Si j’ai plus facilement adhéré à l’ambiance de Sexe, Violence, Rap & Flooze, ce disque éponyme n’en demeure pas moins un de mes albums préférés. Mon seul regret est qu’il n’est pas conservé la fraicheur de ses débuts. Au vu de ses deux premières sorties il avait tout pour marquer encore plus l’histoire du rap Français.

Titres marquants: Esprit mafieux, Ma Force, Ca se dégrade, J’fais mon job à plein temps, 1 pour la basse, Pourquoi?, Kick avec mes Nike, Freestyle Session

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dimanche 8 novembre 2009

Michael Jackson-Bad


Petit retour sur un de mes premiers émois musicaux. Je n’étais encore qu’un enfant à la sortie de cet album et il fut le premier que j’aie eu l’occasion d’écouter en entier de mon propre vœu. Vingt-deux ans plus tard j’ai toujours le sentiment qu’il est sorti la veille. Un peu comme beaucoup d’enfants je suis tombé à jamais sous le charme de la musique et de la performance scénique de MJ. Combien de fois ai-je tenté de reproduire les pas du moonwalk ou d’imiter ses fameux gimmicks dans mon enfance? Je ne saurais répondre. Bien avant ma découverte du rap et du rhythm’n'blues était Michael Jackson et demeura MJ quand bien même j’avais le cerveau complètement retourné par Nas, Mobb Deep, IAM et autres 2Pac. La découverte ultérieure de l’excellentissime Thriller et la sortie de l’ultra-efficace Remember The Time n’auront jamais réussi à détroner cet album de mon esprit.

Titres marquants: Bad, The Way You Make Me Feel, Smooth Criminal, Dirty Diana, Liberian Girl, Man In The Mirror

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