samedi 31 octobre 2009

Jadakiss-The Last Kiss


Jadakiss est incontestablement un des MC’s sur lesquels je mettais volontiers des billets il y a encore quelques années (à vrai dire jusqu’à un passé récent). J’ai toujours apprécié son flow, son grain de voix et tout ce qui fait sa particularité. Depuis ses débuts discographiques au sein de l’écurie Bad Boy avec son groupe The Lox j’ai toujours suivi la carrière de cet MC si particulier. Mais soyons franc, Jada n’a jamais été aussi efficace qu’en combinaison avec son frère à mon goût. De plus en dépit de qualités certaines et d’une présence sur des projets importants, sa discographie en solo a jusqu’à présent oscillé entre le moyen et le médiocre. La faute à des choix d’instrumentaux plus que douteux et à des opus inégaux. Il est loin d’être évident de faire cohabiter sur un même album essais de bangers et sons taillés pour la rue sans tomber dans l’insipide.
Après donc deux albums peu convaincants, The Last Kiss (rebaptisé ainsi suite à des pressions, Kiss My Ass était apparemment trop choquant) était attendu par beaucoup dont moi comme l’album de la dernière chance. J’ai pensé un peu naïvement que sa signature chez Roc-A-Fella Records réveillerait pour de bon le rappeur du Yonkers. Peine perdue. Jada est malheureusement retombé dans ses travers et livre un disque dans la lignée de ces opus précédents. Un album sans aucune homogénéité et limite sans identité. Je n’ai pas eu le sentiment d’écouter un album mais plutôt une compilation de titres rappés par Jadakiss et d’autres se succédant les uns aux autres, tant le contraste entre les morceaux est criard. Il y a tout de même de bons titres dessus mais on y ressent une volonté manifeste de vouloir manger à tous les râteliers (la guest list en est une parfaite illustration), de contenter tout le monde sans toutefois y parvenir. Pas un mauvais disque en soi mais un opus plus que décevant pour moi. Tout ce qu’il fallait pour définitivement enterré les espoirs placés en Jadakiss qui est pour l’heure bien parti pour demeurer à jamais dans mon esprit comme un rappeur de série B.

Titres marquants: Letter To B.I.G, Death Wish, Cartel Gathering, I Tried, One More Step

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mercredi 28 octobre 2009

Entrée en matière

En dépit d'une e-life plutôt bien remplie (administration de divers forums et blogs) j'ai tout de même eu envie de créer un blog qui réunirait mes passions plutôt que de continuer à m'éparpiller sur diverses plate-formes. Ici on parlera donc surtout de musique (avec une nette prédilection pour le Hip-Hop) mais aussi de sports, femmes nues (lol), voitures et autres. En bref de tout ce qui est susceptible de m'intéresser. Bonne lecture.
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samedi 24 octobre 2009

Oxmo Puccino-L’arme de paix


Comme beaucoup de vieux auditeurs je me suis progressivement désintéressé du rap Français. Pourquoi? Les causes sont nombreuses. Tout d’abord une couleur musicale qui est loin d’être à mon goût (les instrumentaux style Dirty South) mais surtout un incroyable manque de variété instrumentale en général. A croire que tout le monde à les mêmes concepteurs musicaux et que les albums sont d’aujourd’hui ne sont que des déclinaisons les uns des autres. De plus la pauvreté textuelle actuelle achève de me rebuter. Le rap Français vit en pleine dictature de la punchline qui en est devenue plus importante que le contenu. Pas que j’ai quelque chose contre la technique pure et les punchs, mais ce que je trouve dommage c’est d’y sacrifier tout message et le plus souvent tout sens même. On se retrouve avec des textes vides de sens qui ne sont qu’un assemblage de rimes abstraites accouplées les unes aux autres sans réelle profondeur. Une fois en passant ça va, mais n’entendre que ça des années durant fini par devenir plus que lassant. Certains argueront qu’il s’agirait d’une résurrection de l’esprit parnassien et que ces puzzles de mots sont l’illustration de l’identité du rap Français, mais à titre personnel cette tendance ne me parle que très peu, à l’exception de quelques artistes. Dans ce contexte, j’en suis venu à n’écouter majoritairement que des disques sortis avant 2004 et à ne plus suivre que l’actualité des artistes qui ont rythmé mon adolescence.
C’est dans ce contexte que j’apprends le retour dans les bacs du trop incompris Oxmo Puccino l’un de mes rappeurs préférés. Depuis la sortie de son premier album il a eu à coeur de marquer sa singularité, quitte parfois à semer le public comme sur son excellent deuxième album. Je m’attendais donc à retrouver un disque qui ne rappellerait aucun autre et surtout pas un retour aux sources comme certains l’espéraient (oui l’époque Time Bomb est bien révolue).
L’Arme de Paix fut largement à la hauteur de mes attentes. J’attendais un Oxmo original n’hésitant pas à promener sa plume dans d’aventureuses contrées musicales et je ne fus pas déçu. Une couleur musicale rappelant la variété (rien d’étonnant quand on se rappelle son album Lipopette Bar et son travail de parolier pour Alizée)  mais ayant au moins réussi à s’émanciper des standards américains dans lesquels le rap Français semble emprisonné à jamais. Quand aux textes ils sont tout simplement dans la lignée de ceux à quoi ils nous a habitués. Riches et denses, parfois peu accessible pour l’auditeur lambda mais comme souvent impressionnant de vérité. Certaines collaborations comme celle avec Olivia Ruiz horrifieront les pseudo-puristes amis qu’importe au fond. Il convient de se débarrasser de toute espèce d’a priori pour apprécier cet album à sa juste valeur, pas seulement comme le disque d’un rappeur mais plutôt celui d’un artiste fidèle à sa vision de la musique et en décalage par rapport aux tendances actuelles. Un des albums francophones que j’aie le plus apprécié cette année.
Titres marquants: 365 Jours, Masterciel, Tirer des Traits, J’te Connaissais Pas, Soleil du Nord

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vendredi 23 octobre 2009

Method Man & Redman-Blackout! 2



Le disque que j’attendais le plus cette année. Je ne me suis toujours pas remis de l’énorme claque du Blackout premier du nom et des quelques titres qu’ils ont lâché sur la B.O. De How High. Pour préserver la surprise je m’étais même abstenu d’écouter les sons qui circulaient sur la toile mais A Yo a malgré tout fini par squatter mon disque dur. J’avais trouvé ce titre plutôt moyen mais heureusement pour moi il est loin d’être le meilleur de cet album. Method Man malgré quelques phases que j’ai trouvé un peu plus laborieuses conserve son grain de voix si particulier et Redman pose de façon toujours aussi efficace. La combinaison des deux fumeurs de blunts reste à mon grand plaisir aussi détonnante qu’elle ne l’a été. N’allez cependant pas croire que ce disque est exempt de tout reproche. Bien sur quand on a encore en tête le souvenir de leur première collaboration on peut être un peu déçu par celui-ci mais il faut être réaliste. Blackout! 2 est globalement inférieur à son prédécesseur,  la faute notamment à une fin d’album quelque peu brouillonne.

Titres marquants: BO2, I’m Dope Nigga, Dis Iz 4 All My Smokers, Hey Zulu, Dangerous Mcees, Four Minutes To Lock Down
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jeudi 22 octobre 2009

Jim Jones-Pray IV Reign


Il est lieu commun d’affirmer que Jim Jones est un piètre rappeur. Lyriciste médiocre et très limité au micro il a tout de même réussi à se faire une place au soleil avec le tubesque We Fly High, son seul titre que j’aie écouté très régulièrement. En dépit de ses limites artistiques notre businessman se voit offrir un poste de vice-président de Koch Records et dans la foulée un contrat chez Columbia. Avec la force de frappe de cette major on aurait été en droit d’espérer que Jim Jones livre un album ne serait que correct, et bien on s’est trompés sur toute la ligne. Ce disque n’est qu’une déclinaison low-cost des premiers albums de Jay-Z (un comble pour quelqu’un qui dit ne pas l’apprécier) mixé au pire de Nas et 50 Cent. En gros un skeud au contenu lamentable et sans aucun intérêt. Entre un MC qui n’a rien à dire (femmes-hustling-swag-fric…tout ce qu’il y a de plus original) des instrumentaux sans originalité (on notera un honteux pompage de Jigga My Nigga) et une couleur musicale des plus racoleuses on a vite fait le tour de ce projet chiant rappelant plus un pathétique plagiat qu’autre chose. Un album que je n’oublierai pas de sitôt…pour sa médiocrité.

Titres marquants: Pop Champagne, How To Be A Boss, My My My

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mercredi 21 octobre 2009

Joe Budden-Padded Room


Il aurait pu ne jamais revenir après ses années de galère. Je commençais à désespérer de l’entendre de nouveau sur un LP officiel. Au vu de la qualité de ses Mood Muzik cela aurait été un beau gâchis mais heureusement le MC du New Jersey a pu revenir dans les bacs via la structure Amalgalm Digital qui lui a tendu la perche. L’annonce de la sortie de ce nouvel album m’avait donc ravi au plus haut point surtout que les extraits qui circulaient étaient de mon goût. J’attendais qu’il soit LE disque de ce début d’année mais au final on est loin du compte. Pas que l’intéressé aie perdu son talent de lyriciste ou sa pêche au mic mais ce qui frappe directement c’est l’ambiance sombre et oppressante qui plane tout le long de cet album. Plus qu’une brillante psychanalyse on jugerait  que l’album est sponsorisé par une entreprise de pompes funèbres ou par les dépressifs anonymes. C’est tout de même bon mais beaucoup trop tristounet et au final cela a fini par m’ennuyer (pas marrant d’avoir le bourdon après l’écoute d’un album). Quelques éclairs de lumière dans ce disque très personnel auraient été les bienvenus pour en faire un album incontournable à mes yeux.

Titres marquants: Adrenaline, Do Tell, I Couldn’t Help It, If I Gotta Go, The Future

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Rick Ross-Deeper Than Rap


Un album que j’ai appréhendé avec d’énormes pincettes, n’étant pas particulièrement fan du bonhomme. Autant j’avais trouvé ses deux premiers opus plus que moyen autant celui-ci s’est avéré séduisant. Bien sur notre ex-gardien de prison n’a pas vraiment innové avec ce disque qui reprend les mêmes ingrédients que les deux précédents mais force est de constater que le résultat est ici bien plus abouti. Bien aidé par les productions sur mesure de J.U.S.T.I.C.E. League et un casting d’invités prestigieux (Nas, Ne-Yo, The-Dream, Robin Thicke, John Legend, Foxy Brown ainsi que les habituels Kanye West, Lil Wayne et T-Pain) Ross parvient a passer à un niveau supérieur avec ce Deeper Than Rap. Une bonne sortie.

Titres marquants: In Cold Blood, Maybach Music Part II, Valley Of Death

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dimanche 20 septembre 2009

Capone-N-Noreaga-Channel 10


10 ans que le retour de ce duo mythique était attendu. Un retour sans cesse différé par la faute des ennuis judiciaires de Capone. Entretemps N.O.R.E. a eu le temps de mener une carrière solo où il a sans cesse oscillé entre le bon et le moins bon. Au vu du décevant dernier opus de Noreaga, j’étais plus que sceptique quant à cette réunion, surtout que ce type de disques ne s’avèrent souvent être que des coups marketing foireux. J’ai heureusement été agréablement surpris. L’album est loin d’être médiocre. Il sait parfois être efficace comme sur My Hood, l’énorme Wobble en duo avec Mobb Deep ou encore Grand Royal produit par un DJ Premier retrouvé. Il n’est malheureusement pas du niveau du premier mais il se place facile parmi les meilleures sorties de ce début d’année. Le principal reproche qu’on pourrait lui faire est qu’il se contente d’essayer de reproduire la recette de The War Report sans apporter une réelle plus-value. Channel 10 est tout de même un des albums à écouter.
Titres Marquants: Wobble, Grand Royal, My Hood, Follow The Dollar, Talk To Me, United We Stand

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Nas-Stillmatic


Décrié par une partie de l’auditoire et attaqué par Jay-Z, le retour du Street Poet était plus qu’attendu. Au final on aura droit à un retour au sources avec un album moins orienté grand public ou Nas nous prouve qu’il n’a rien perdu de sa verve. Des années plus tard ce disque fait toujours partie de ceux que j’écoute régulièrement. Comme la plupart des albums anté-2004 je ne zappe pratiquement aucun titre lorsque je le fais tourner. Ce n’est pas du niveau d’Illmatic, ni même du sublime God’s Son qui lui succèdera mais il n’en demeure pas moins un album efficace et très bonne facture.

Titres marquants: Ether, One Mic, Destroy & Rebuild, What Goes Around, Smokin’, Rewind, Every Ghetto

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samedi 19 septembre 2009

Young Buck-Straight Outta Ca$hville


A sa sortie cet album fut pour moi une très bonne surprise. A vrai dire je ne m’attendais à rien d’exceptionnel de cet MC auquel je trouvais “chauffé” pour rien. Finalement je suis tombé sous le charme de cet album que je trouve bien meilleur que celui de Llyod Banks sorti un peu plus tôt. Son appartenance à la G-Unit n’en a fini que par devenir accessoire à l’écoute. Cet album a sa propre identité sudiste et sans être exceptionnel au micro son auteur s’en sort très bien. Un des meilleurs albums d’un membre de la G-Unit.
Titres marquants: Welcome To The South, Prices On My Head, Bonafide Hustler, Bang Bang, Thou Shall, Let Me In

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Kid Cudi-Man Of The Moon: The End Of Day


Je n’ai retenu que peu de choses de cet album que j’ai initialement trouvé aussi horrible que sa pochette. Au fil des écoutes il se révèle un peu moins abrupt, voire assez accessible mais rien à faire à mon niveau. Ce n’est vraiment pas mon style. Bien sur la division en actes et la conceptualisation de l’ensemble dénotent d’une volonté d’innovation mais cela n’a pas suffit à me convaincre en dépit d’un grand nombre d’écoutes. Pas l’album que je ferai le plus tourner en tout cas. J’ai décidément beaucoup de mal à me faire aux sorties estampillées G.O.O.D. Music depuis un certain temps.
Titres marquants: Pursuit Of Happiness, Enter Galactic & My World

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lundi 7 septembre 2009

Côte d'Ivoire-Burkina Faso

On a pratiquement un pied en Afrique du Sud. Il nous manque un point et c’est fait. Le match par contre est vraiment mitigé. Une première mi-temps catastrophique où la défense était était aux abois (Problème récurrent depuis 2005 ). Vahid a bien tenté d’innover en alignant une attaque à trois, mais entre Kader Kéïta qui retombe dans ses travers et l’absence de N’Dri Romaric (remplacé par Tiéné Siaka ) on a été servis. De plus Pitroipa nous a bien mit la misère en première période. Heureusement que Koulibali a été poussé à marquer contre son camp dans notre première occasion franche.
La deuxième période fut par contre plus probante. Drogba qui trouve l’ouverture sur coup-franc dès l’entame de la seconde période puis un exploit personnel de Yaya Touré (course balle au pied sur près de 40 mètres) et nous voilà remis sur les rails. Il ne restait plus qu’à Drogba et Kader Kéïta de finir le travail face à des Étalons démobilisés.
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France-Roumanie

Un drôle de match. Prêt de 80 % de possession de balle et une implication de l’ensemble des joueurs mais face à une sélection Roumaine très regroupée ça n’a pas suffit. Escudé était vraiment à la ramasse dans ses duels avec Marica (il en a perdu l’essentiel) et finit par marquer contre son camp au plus mauvais moment. De plus l’option Gignac était vraiment la moins appropriée. Pas besoin d’être un observateur avisé pour réaliser que ces derniers temps il n’est pas au mieux. L’aligner d’entrée était un vrai coup de poker quand on connait ses faiblesses (Présence physique perfectible, incapacité à frapper correctement des deux pieds…). Un autre truc que je n’ai pas trop compris est la sortie de Gourcuff. OK il semblait moins en jambes depuis la reprise mais pourquoi ne pas prendre le risque de sortir un des deux récupérateurs sachant que la bataille du milieu était gagné depuis longtemps et qu’il fallait absolument marquer. C’était tout de même un coup à tenter.
Pour le reste cette équipe a toujours de gros problèmes offensifs. Il a encore fallu s’en remettre à un Henry opportuniste pour trouver la faille mais derrière lui c’est le grand vide actuellement. Aucune des solutions de rechange ne s’est avérée probante question efficacité (Anelka bien meilleur en soutien, Benzema trop inhibé en bleu, Gignac pas au niveau contre de bonnes équipes et je ne parle même pas des Briand,Cissé, Gomis et autres appelés-lumières des années Domenech). Le milieu était plus rassurant que contre les Iles Feroé mais au sujet de la défense ça flotte toujours. Domenech n’a toujours pas trouvé une bonne fois pour toute l’homme qui pourrait faire la paire avec Gallas. La qualité individuelle est là mais ça coince toujours.
Quoi qu’il en soit c’est mort pour la première place. Il faudra passer par les barrages et espérer que l’Autriche (à quatre points de la France) ne revienne pas. Pour ce que j’ai vu la partie est loin d’être gagnée en Serbie.
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vendredi 21 août 2009

U-God-Dopium


Sortie: 23 Juin 2009
Label: Babygrande/ Frank Radio
Producteurs: Teddy Ted & J.Serbe, The Twilite Tone, 4th Pyramid, Large Professor, Hakim
 
Lorsqu’il s’agit d’évoquer les membres du mythique Wu-Tang Clan, les noms qui viennent tout de suite à la bouche sont ceux de Method Man, Raekwon ou encore Ghostface Killah. Rares sont ceux qui pensent directement à U-God. Doté d’une voix rauque pas des plus attrayantes et d’un flow peu singulier, Golden Arms est globalement considéré comme le vilain petit canard du crew de Staten Island. Il faut dire aussi que ses performances en solo n’ont pas été des plus convaincantes. Un Golden Arms Redemption efficace mais sans génie et un Mr Xcitement catastrophique ont achevé de conforter sa réputation. C’est donc avec énormément de scepticisme que nous appréhendons la sortie de ce troisième album solo.

Première surprise la liste des producteurs. Exit RZA (souvenir de leur brouille de 2004?), Mathematics et autres DJ Homicide. Les peu connus Teddy Ted & J. Serbe, The Twilite Tone, 4th Pyramid & Hakim sont aux manettes, toutes choses qui laissent encore plus dubitatif quand au contenu de l’album. La guest list est heureusement plus rassurante avec quelques membres du Wu et affilés venus prêter main-forte (Method Man, Ghostface Killah, Raekwon, GZA, Cappadonna, Killah Priest) et d’autres collaborations moins attendues ( Sheek Louch et Slaine). Les doutes seront cependant levés à la première écoute. On n’a pas affaire à un Mr Xcitement bis, loin de là. Les premières pistes sont même on ne peut plus agréables. La combinaison U-God/Teddy Ted & J. Serbe fait des étincelles. Des instrumentaux parfaitement ciselés, de bonnes performances de Golden arms, le tout rehaussé par des featurings aboutis. De Train Tussle à Stomp Da Roach on est sous le charme. Trois titres costauds qui suffisent à lever tous les a priori sur cet album. Ce trio magique reviendra plus tard pour le titre éponyme, un autre des moments forts de cet album.

Malheureusement U-God n’a pas suffisamment exploité ce filon et la suite de l’album s’en ressent. Les choses se gâtent dès Lipton titre sans grand relief ou Hips pseudo-banger insipide. Heureusement Coke ( avec Slaine et Rae) et Wu-Tang (avec un Meth retrouvé) gardent le cap, contrairement à Magnum Force ou Jim Jones fait une apparition poussive qui ruine un peu la teneur du morceau. Large Professor s’invite bien à la prod le temps de recycler Classic Emergency devenu New Classic, mais cela ne suffit pas à bonifier l’album, tout au contraire. Ce titre est à lui tout seul le symbole des choix artistiques douteux qui plombent la seconde moitié de l’album (le niveau des productions est faiblard comparé aux premiers titres). Pour ne rien arranger nous avons droit à trois remixes techno insupportables en fin d’album qui contribuent à ternir encore plus le tableau et laissent au final une impression globale de “peux mieux faire”. Dommage.
Au final Dopium laisse une impression mitigée. Une meilleure orientation artistique aurait été souhaitable mais l’album en lui-même à tout de même de quoi séduire et s’avère être au delà de nos espérances. En dépit de son inégalité, il devrait suffire à relancer la carrière solo de U-God. Gageons seulement que pour son prochain opus il fasse de meilleurs choix.


13/20

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mercredi 29 juillet 2009

Le Rap Français est-il mort?


En 2000 le groupe La K-Bine( une signature DeBrazza Records si j’ai bonne mémoire avait sorti le maxi Le rap est mort.Bon à l’époque c’était discutable mais sept ans plus tard il est difficile de ne pas penser que le pera n’a pas pris un sacré coup.Pour ceux qui ont bonne mémoire ou qui ont connu la old school( bon pour ça il faut avoir au moins 23 balais) le mot d’ordre était de péter les charts avec nos propres armes.En un mot d’envoyer la varièt’ se rhabiller et de préparer la révolution des mecs d’en bas.Bon actuellement les charts sont pétés mais c’est pas dans le même esprit .La varièt’ est depuis devenu le premier allié des rappeurs.Elle est loin l’époque ou IAM, NTM et Le Ministère A.M.E.R lâchaient des textes de oufs et des phrases fortes.Today il faut s’habituer à voir Diam’s et Pit Baccardi à la Sale Ac’(J’aime bien Pit mais là c’était un peu gros), Harlem y participer et constater que le rap commercial est consacré par tous.Pas mal d’albums ressemblent à de la varièt’, pas de message, pas de prises de position, des trucs super lisses quoi.Bien sur certains diraient que c’est Skyrock qui a consacré ce type de rap mais soyons honnêtes.Sky est une radio commerciale faut pas s’attendre à ce que ce soit elle qui fasse la promo de l’UG rap.Son but est d’avoir le max’ d’auditeurs donc elle leur donne ce qu’ils veulent entendre.Et puis je ne pense quand même pas que se soit sky qui soit responsable de la pauvreté de certains textes.Ce n’est pas elle qui débarque dans les chambres des gens pour leur dire quoi écrire. La vérité est que ce ne sont ni les majors, ni sky qui ont provoqué tout ça, ces deux là font leur job, c’est plutôt du coté de l’appât du gain qu’il faut chercher.D’accord il faut vivre de sa zik mais ne prendre le mic que pour faire rentrer des ronds ça c’est un peu relou.Today on peut se faire un max de flooz en rappant et ça a un peu tourner la tête des gens. Certains avant même de commencer veulent déjà avoir les thunes de 50 ou Diddy, une attitude qui fausse le débat.Du coup pas mal de mc’s seraient prêts à tout pour se faire du blé, même à baisser le pantalon sur les Champs. Dommage.Mais il faut reconnaitre que toutes les têtes d’affiche si on peut les appeler ainsi font du radio edit.Il ne faut pas se leurrer le renouveau du hip-hop viendra pas des majors.Des groupes comme La Rumeur qui ne font pas de compromis vendent tout de même bien plus que certains coups foireux sortis des majors. Et certains indés frappent bien plus fort que pas mal de majors et ça sans promos et sans passage radio. Pour l’heure on va être obligés de se contenter des rares bons morceaux qui sortent et d’attendre que tous ces bouffons giclent de là. Pas génial.
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mardi 28 juillet 2009

Vous avez dit coupé-décalé?

Je ne vous apprend rien en vous parlant du coupé-décalé.Vous savez cet ersatz de musique avec la caisse claire énervante et dont certains chanteurs semblent s’être échappés direct de la gay-pride(selon certaines mauvaises langues y a pas mal de pédés parmi eux).Je dois faire partie des rares personnes à ne pas aimer, en CI en tout cas. Sérieux si vous tenez à me torturer attachez moi sur une chaise et passez moi cette zik en boucle, c’est trop horrible.Déjà que musicalement c’est merdique.Ben oui pour les instrus on reprend sans cesse des instrus des années 70 et 80(90 et 2000 même pour les plus paresseux), les airs sont direct pompés sur des chansons qu’on a du apprendre dans la cour de récré ou carrément en maternelle. Et encore je ne vous parle même pas des textes capables de tenir sur un ticket de bus pour certains, stupides à l’extrême ou encore plus obscène qu’une scène de Rocco Sifredi. La question serait de savoir comment les gens arrivent à kiffer ça.Effet pervers de la guerre? Cela voudrait donc dire que le gout musical de mes concitoyens a du se faire flinguer au front.Désir de s’amuser sans plus? En 48 ans on n’a pas fait grand-chose à part ça.Parce que c’est à la mode et qu’on n’a pas envie de réfléchir? Ça se pourrait mais bon cette zik on aime ou on déteste et moi je suis du coté de ses détracteurs. Et que personne ne vienne me dire que le coupé-décalé est la vrai musique de chez nous ou des bêtises du même style.Hip-hop en force.
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mardi 21 octobre 2008

19 piges de rap


Aujourd’hui cela fait 19 ans que j’ai écouté mon premier titre rap. C’était un morceau de ces imposteurs de Milli Vanilli, Girl You Know It’s True en l’occurrence. Ce n’était peut-être pas du « vrai » rap mais le jour où je suis tombé sur ce titre égaré dans une compilation de variété, je ne me doutais pas que j’étais en train de prendre la claque de ma vie. Après ont suivi KRS-One, LL Cool J, les NWA (bon je connaissais pas encore leur nom) et pas mal de rappeurs locaux. 1992, j’écoute mon tout premier rap en français, un truc de MC Solaar.
Depuis ces deux dates beaucoup de sons sont passés dans mon cerveau. Je me rends compte à présent que j’ai réellement grandi avec cette musique. Plus jeune au collège c’était l’époque des rivalités, des clans. Au début c’était juste KRS-One vs LL Cool J. Ensuite ont suivi 2Pac vs Biggie, East Coast contre Westside, Wu-Tang ou Queens. Que de souvenirs. La grande époque des cliques de NY et du New Jersey (Wu-Tang, Boot Camp Click, Def Squad…) le règne de QB, les premiers skeuds de pas mal de mecs encore inconnus…
J’ai aussi été aux premières loges de ce qu’est devenu le rap d’aujourd’hui. Je me souviens encore qu’en 1995 un pote m’avait fait écouter de la Bass Music et je n’avais pas aimé. Je trouvais ça trop crade. Qui à l’époque aurait parié que les piètres Mc’s de la B.O. The Substitute (Master P, Silkk The Shocker et C-Murder) feraient émerger le bounce ? Qui se doutait que ce producteur d’Atlanta perdu dans les crédits d’une compile de dancehall deviendrait le créateur de la crunk ? J’ai vu les textes se lessiver inexorablement au point que today le rap est devenu pour beaucoup un ensemble de phrases toutes faites agrémentées de jurons et de vulgarités pour que ça fasse ruff. Le rap c’est plus que ça. La nouvelle génération ne connaît rien de ces grandes heures. Pour eux les meilleurs rappeurs sont Mims, Yin Yang Twins, la G-Unit et consorts. Le rap c’est plus que les meufs en strings, les caisses tunées, les fringues de luxe et les jets de dollars. Les disques de rap n’apprennent plus rien aux gens. C’est du divertissement et rien d’autre.
Et dire que nous les textes de Nas et des Wu Killabees étaient de véritables paroles d’évangile pour nous. Ce sont ces textes là qui m’ont encouragé à analyser le monde, notre société, à me tracer une voie bref à bâtir ma personnalité. J’y ai appris une philosophie de vie qui me sert jusqu’à présent. Au vu de ce que j’entends à la radio à longueur de temps now, je ne pense pas que les petits jeunes de today auront cette chance. Ils n’écoutent que des trucs abêtissants qui légitiment les pires travers. Today donc 19 ans de rap au compteur. Comme le temps passe vite. Raison de plus pour fêter cela dignement avec une série d’articles en rapport avec la zik de ma vie. Le combat continue comme dirait Kery.

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vendredi 8 août 2008

All About Snoop


Morceau Culte:Issues extrait de Tha Last Meal même si What’s My Name reste un classique
Album Culte:Doggystyle et Tha Last Meal
Clip préféré:Snoop’s Upside Ya head. Pas qu’il soit le mieux réalisé mais je kiffe.
Premier souvenir en rapport avec Snoop:Son premier skeud nous a fait l’effet d’une bombe. On l’écoutait non-stop avec mes cousins. C’est après ça que je me suis totalement noyé dans le hip-hop. Dans la foulée j’ai découvert Tupac Shackur qui est depuis mon rappeur préféré, Dr Dre et pas mal d’autres.
Une anecdocte en rapport avec Snoop:Plus jeune j’ai invité ma meuf de l’époque dans ma chambre. On a passé une journée torride ce jour là. Tha Last Meal tournait en boucle pendant nos moments câlins. J’y repense chaque fois que j’écoute ce disque.
Rime préférée:“Pussy broke the president yeah it did/ And pussy made a pimp rich yeah it did” Un extrait de Hennesey N Buddah le morceau qui ouvre Tha Last Meal
Une déception par rapport à Snoop: Pas grand-chose en fait. Le jour où j’ai appris pour son film de cul, je suis tombé des nues mais en même temps je vais pas dire que je suis contre les dvds pornos. Ce serait hypocrite lol.
Ce que j’aime chez lui:Son ouverture d’esprit. Il fait pas mal d’excès d’accord, mais ce mec ne se fixe pas de limites et ça c’est cool. Pas comme la plupart des rappeurs totalement obsédés par leur crédibilité.
Ce que j’aime pas chez lui:Son côté “pimp-qui-en-fait-trop”. Soulant parfois.
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dimanche 24 février 2008

Let’s Talk About QB


QB, QB. Je sais c’est une période que les plus jeunes d’entre vous ne peuvent connaître. De cette époque où les entertainers (certains diraient les baltringues) de Hollis et de Southside Jamaica (Ja Rule et 50 Cent pour ne pas les citer) n’étaient pas considérés comme les valeurs sures du Queens. Bon je suis pas là pour faire le prof. Ça soulerait tout le monde d’ailleurs. Alors on le fera simple. Je ne vous parle pas ici de Roxanne Shanté, de MC Shan ou de son cousin Marley Marl (L’inventeur de la production telle qu’elle se fait today, pour ceux qui l’ignore) ; et encore moins de Main Source ou Intelligent Hoodlum (rebaptisé Tragedy Khadafi depuis). Non, je vous parle de la jeune génération, celle des 90’s qui a donné à ce quartier ses lettres de noblesse et en a fait l’une des places fortes du rap made in NYC.
A compter de 94 la révolution musicale qui couvait depuis trop longtemps déjà à l’ombre du bridge (les initiés savent de quoi je parle) a pris d’assaut les bacs. Les acteurs principaux de ce nouveau film répondaient aux noms de Nas, Mobb Deep, Capone-N-Noreaga, AZ (originaire de Brooklyn, il est vrai) et bien d’autres comme Cormega, Nature, Big Noyd et consorts. Leurs faits d’armes ? Avoir apporté une réelle plus-value au plan lyrical. En d’autres termes une profondeur inégalée dans les textes. Musicalement parlant, une bonne dose de fraîcheur a également été mise en avant. Des beatmakers aussi talentueux que Alchemist, The Trackmasterz, Dame Grease, Nasheim Myrick ou même Large Professor ont contribué à mettre QB sur la carte du hip-hop mondial. A l’actif de tous ces mecs une pelletée de classiques, des instrus de ouf, des textes qui n’ont été que rarement égalés et une attitude sans concession comme il était de règle à l’époque.
Il est vrai que la Thug Music prônée entre 96 et 99 n’était pas du goût de tous (A l’époque les MC’s étaient dans un délire de mafieux et exhibaient volontiers des objets de luxe, comme aujourd’hui d’ailleurs), que les beats signés Alchemist ou Havoc enflammaient tout sauf les dancefloors( après tout l’essentiel des gars en indé ne font que reproduire leurs formules) et qu’on a fini par être overdosés par toutes ces histoires de rue et de thugs(En même temps le rap indé en a fait ses thèmes de prédilection).
Aujourd’hui, il faut bien reconnaître que cette vibe appartient au passé. La rupture semble définitivement consommée. Mobb Deep et 50 Cent se sont maqués, NORE semble plus mainstream que jamais, Nas (un des seuls qui soit encore dans la veine des débuts. Bon on te pardonne The Firm et Nastradamus) est seul au front (du côté des gros vendeurs en tout cas) et est brouillé avec pas mal de mecs, Cormega et Nature en tête.
Que reste t-il donc de la vibe QB de nos jours. Nas, Blaq Poet et des souvenirs? Mais aussi une influence majeure pour tous les hip-hop heads qu’ils se l’avouent ou non. Pas si grave au fond. L’album Illmatic et des classiques comme Hell On Earth, Shook Ones, T.O.N.Y, tourneront encore longtemps sur nos platines CD.

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dimanche 21 octobre 2007

It’s All About 50 Cent


 Curtis Jackson a.k.a 50 Cent est incontestablement un des rappeurs ( ?) les plus populaires du moment. Qu’on l’aime ou non il faut bien reconnaître que ce mec a tout de même un certain talent (n’empêche on peut pas non plus dire qu’il est l’un des meilleurs de tous les temps). Du talent ? OK il en a mais dommage qu’il ne soit pas utilisé à bon escient, ce qui vaut à ce cher Curtis pas mal d’attaques de la part des gens de notre microcosme. Fossoyeur du rap pour certains, vendu pour d’autres, le personnage focalise à lui tout seul l’essentiel des contradictions du mouvement. Quand je l’ai entendu pour la première fois sur l’album Shut’Em Down d’Onyx (sorti en 1998) c’était encore un rappeur parmi tant d’autres qui défendait l’underground et qui lâchait des bombes hardcores. Plus tard au début du siècle j’avais bien accroché ses albums bootlegs. How To Rob était plutôt bien même si le délire gangsta  me soulait un peu. Quand je réécoute ceci et que je vois un peu ce qu’est devenu le mec on peut dire que le préjudice est grand. Était-il vraiment utile de traiter Ja Rule de wanabee gangsta pour ensuite faire pareil ? A quoi bon dire partout je suis underground pour la vie et quelques années plus tard ne jurer que par le dollar-roi ? La carrière de 50 aujourd’hui peut se résumer simplement : donner au public ce qu’il veut entendre et voir. Vous aimez les bad boys ? Et bien moi j’ai été touché par balle et je suis allé plusieurs fois en taule. Vous aimez les morceaux clubs ? Je vous en fourni en pagaille. Vous kiffez les belles meufs ? Je vous en mets plein dans mes vidéos. Vous rêvez d’être riche ? Vous inquiétez pas, acteur Curtis jouera le rôle du riche lascar pour vous. Au fait ça vous dérange pas si j’ai des fringues à 5000 dollars, des bijoux qui valent un demi-million de billets verts, des caisses que vous ne pourrez jamais vous payer et du hennesey à flot ? Vous voulez du sexe ? OK j’ai des vidéos qui vous feront jeter les films pornos que vous cachez dans votre chambre. En un mot 50 est devenu un entertainer et rien d’autre. Et dire que certains continuent à penser que c’est un vrai gars de la rue. Mon cul ! Bon heureusement tu nous avait quand même prévenu Curtis. Il n’y avait qu’a voir le titre de ton premier album (Get Rich Or Die Tryin’)  pour deviner tes futures orientations. Mais soit pas inquiet mec tes posters resterons sur nos murs encore un moment (pas qu’on est particulièrement fans de toi mais c’est un peu comme le papier peint. C’est pas toujours beau mais c’est pratique), on écoutera tes titres entre un Lil Jon et un D4L et on matera tes clips pour voir les dernières sapes à la mode. Pour le reste, c’est-à-dire du vrai rap, on réécoutera nos classiques ainsi que Nas et du backpack. Allez sans rancune Curtis.
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